Bilan ENT 2 "le retour"
Le retour... sur les usages
Une recherche d'occurences sur les documents de l'année 2002 et une autre sur l'année 2005 place aujourd'hui le mot "usages" au hit parade de nos préoccupations (préoccupations ENT j'entends...).
Pour faire suite aux commentaires de la note sur "peut on faire un bilan des ENT ?" et particulièrement aux derniers commentaires de Michèle Drechsler, il me semble que l'on peut dégager quatre éléments de discussion.
1- Tous les fabricants d'ENT ont-ils une vision claire de ce dont ont besoin les enseignants dans leur pratique quotidienne ?
2- Une fois la définition des outils du quotidien faite, quelle interopérabilité met on en place par exemple entre l'outil séquences et l'outil évaluation ?
3- les outils étant créés, nous revenons nécessairement sur la question de l'indexation de ce qui est produit ou la recherche de grains pédagogiques en vue de produire. Le LOM.fr est il en mesure de satisfaire les besoins d'un ENT primaire ?
4- La validité "pédagogique" de ce qui est produit.
1- Tous les fabricants d'ENT ont-ils une vision claire de ce dont ont besoin les enseignants dans leur pratique quotidienne ?
Je ne le crois pas (je peux me tromper...) car j'ai passé plus de 3 semaines à expliquer mon quotidien et à le lier à de la programmation avec un développeur lors de la génèse de la version de test de C@jou. Je ne le crois pas non plus car la vision que j'ai des outils nécessaires est partiale dans le sens ou j'ai pris le parti délibéré de me placer en tant qu'enseignant de base (je n'ai pas de mal...). Il est évident que le point de vue d'une Inspectrice comme Michèle Drechsler est irrenplaçable puisque distancié sur le quotidien mais sûrement mieux analysé sur le fond. C'est de la confrontation des ces points de vue que doit venir la définition fine de ces outils. Cette définition doit faire l'objet d'un consensus pour que les éditeurs d'ENT n'aient pas à passer 3 semaines chacun avec des instits pour définir ce qu'ils doivent développer.
2- Une fois la définition des outils du quotidien faite, quelle interopérabilité met on en place par exemple entre l'outil séquences et l'outil évaluation ?
Les usages ne se développeront que lorsque l'enseignant aura des outils qui ne rajoutent pas une surcouche de travail à son quotidien déjà chargé, on le sait. Lorsque je prépare une séance et que je définis les compétences mises en œuvre les les objectifs à atteindre, il faut impérativement que ceux-ci soient sélectionnés dans mon outil d'évaluation
Bien sûr, il y a une multitude d'approches pédagogiques, l'outil idéal n'est pas facile à définir si on veut qu'il s'adapte à chaque enseignant et chaque situation de classe. Notre travail est à mon sens ici d'une importance énorme quand à ce qui va apparaître aux yeux d'un enseignant qui découvre un ENT.
3- les outils étant créés, nous revenons nécessairement sur la question de l'indexation de ce qui est produit ou la recherche de "grains" pédagogiques en vue de produire. Le LOM.fr est il en mesure de satisfaire les besoins d'un ENT primaire ?
Tous ceux qui sont confrontés à cette nécessité vitale pour les ENT de l'indexation. J'ai lu ét écouté avec attention les comptes rendus de la journée d'étude sur l'indexation des ressources numériques de l'ENSSIB. J'ai lu les commentaires sur les propositions de nomenclatures du Sceren, les synthèses d'Autrans...
Deux approches qui devront nécessairement tenir compte de la granulosité de ce que l'on indexe :
- Il y a plein de ressources, il faut dire aux gens de les indexer avec le même modèle d'indexation (qui finance?).
- C'est au moment de la création de ressources qu'il faut indexer ( l'outil de création de ressource peut il faire une partie de cette indexation ?)
dans un cas comme dans l'autre, ce que j'ai lu (et compris...) des propositions de norme d'indexation ne peut pas descendre jusqu'aux besoins fins de la gestion pédagogique à l'école primaire. Pour être efficace, et donc utilisée, cette indexation ne peut s'affranchir des compétences de cycle (au moins). Qui est le chef des compétences ?
On m'a dit que les programmes étaient en pleine révision, le résultat de cette révision ne pourrait il pas nous apparaître en base de données mutualisées ? Ces bases "officielles" étant mises à jour et renseignant les outils de production de ressources des enseignants mais aussi comme le dit Mme Drechsler, par le réseau SCEREN, les IA, les producteurs institutionnels de ressources voire même les éditeurs privés. Ces derniers pourraient contribuer d'une façon extraordinaire à la mise à disposition de ressources très ciblées au moment même de la préparation du travail par l'enseignant.
4- Reste le problème de la validation de ces ressources produites (on pourrait en faire un billet à part entière) :
Dans les discussions sur C@jou, cela a déclenché des débats interminables. Le premier élément c'est le fait que les enseignants produisent des ressources pour l'instant essentiellement pour leur propre compte et donc je considère celles-ci comme privées et non visibles à part par son propre inspecteur "sur place" dès lors ces ressources ne nécessitent ni une intexation très fine, ni des options de validation.
Par contre si un enseignant ou tout autre "producteur" de ressources veut mutualiser sa ressource pédagogique, il faut alors que des champs supplémentaires soient renseignés ET qu'il y ait une modération de ce qui est proposé à la collectivité.
Si le ministère décidait de donner le même outil à tout le monde, il suffirait d'embaucher quelques dizaines de pédagogues pour réguler tout cela. Ce n'est pas très réaliste. La proposition que j'ai faite pour C@jou c'est d'inscrire les Inspecteurs et les conseillers pédagogiques sur cajou avec un bouton supplémentaire quand ils sont en train de visualiser une ressource : un bouton de demande de suppression motivée (à l'auteur et à l'administrateur)
La deuxième modération à mettre en place (elle est toujours en discussion) c'est de proposer un espace d'expression à côté de chaque ressource pédagogique qui permet les échanges de pratiques sur cet objet pédagogique.



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